Petit guide pratique du gros con à vélo

petit guide du gros con à vélo

“Ah j’en ai vu des mexicains, mais alors des mecs si con…”

Le cyclisme n’échappe pas non plus à la maxime universelle “il y a des cons partout”. Car à chaque sport, son gros con. 

Aussi, petit guide pratique pour tenter de le débusquer, de mieux le comprendre et qui sait ? tenter de le raisonner. 

Car oui : le con peut (parfois) être gentil et n’a pas toujours un mauvais fond.* 

Racisme ordinaire et misogynie primaire

C’est un fait et ces deux traits de caractère, notre gros con de cycliste, il les partage avec certains de ses contemporains, adeptes ou non de la pédale (et surtout pas celle-là malheureux, j’y viens dans le second paragraphe…). 

Souvent old school, le gros con de cycliste a la nostalgie des tendres années Fifty Shades of White et regrette les dérives de la France en matière de politique d’immigration. Autant te dire que ce n’est pas le plus grand supporter de Daniel Teklehaimanot, ni de Kévin Réza. Mais le gros con est intemporel comme le racisme et si les années passent, tous deux ne prennent malheureusement pas une ride. La nature est parfois mal faite. 

Autre fait d’armes : le gros con de cycliste a beaucoup de choses à raconter à la gent féminine et à sa façon se faire du vélo. Aussi, il ne supporte pas vraiment de se faire doubler par une femme, il lui fera des remarques sexistes à la con (ou clairement en dessous du cuissard) et aura tendance à la féliciter de faire X ou Y chose pour la seule et unique raison que c’est une femme. Jean-Kevin, tu le félicites ton pote dès qu’il fait un bon virage ? Non. Eh bien dès que tu penses à une phrase dans ta tête qui se finit par “pour une femme”, abstiens-toi (même si OK j’avoue, j’ai bien tourné pour une fois).

Option homophobie 

Ça c’est le petit bonus ! A sport mécanique viril, posture virile. Et n’en déplaisent à certaines, je cite, “pédales”. Rappelons quand même que le cuissard est le version X.0 de la couche-culotte. Alors les 200 boules que t’as investi dans ton cuissard Assos n’ont amélioré ni ton sex appeal, ni ta virilité. La grande question du cycliste restant finalement celle-ci : “tu le portes à gauche ou à droite ton paquet ?” Mais on ne va pas se mettre à parler politique. 

DTC le code de la route ou l’art de te doubler à droite… 

…pour notamment péter 500m plus loin dans la montée. Notre gros con à vélo a une légère tendance à se prendre pour un Anglais. Comprenez my dear que ce mozeurfockeur se permettra de vous doubler (en vous frôlant car c’est apparemment plus marrant) à droite alors que vous roulez déjà à droite (c’est à n’y rien comprendre effectivement) et qu’une autoroute se trouve à votre gauche. Lovely, isn’t it?  L’autre fait d’arme sera de vous doubler par la gauche (jusque-là ça va) juste avant une intersection et de tourner subitement à… droite. En vous coupant la route. 

Promis, juré, craché, morvé

De notre bouche et de notre nez sortent d’incroyables choses, n’est-ce pas ? Et le gros con à vélo a décidé de les partager avec nous. Cibles mouvantes, faites attention car le gros con ne regarde pas derrière lui avant de se débarrasser de son mucus nasal ou d’un bon gros molard des familles. Alors sortez couverts. Car j’ai beau aimé Robin Williams, je ne suis pas une grande fan de Flubber. 

Rêveries du promeneur solitaire à vélo aka “l’enfer, c’est les autres”

Comme le dit un penseur moderne : “je marche seul dans les rues qui se donnent et la nuit me pardonne”. Le gros con aura ainsi une fâcheuse tendance à monopoliser l’espace en se mettant au milieu ou à gauche, vous obligeant “pour montrer votre belle voix” à gueuler “A DROIIITE PUTAIN”. En enchaînant “mais y en a, ils se croient tous seuls”. Oui. Effectivement.

L’art de jouer à cache-cache : #SUCEMAROUE

Dans l’ombre des roues se cachent un prédateur silencieux : le gros con à vélo. 

Pendant une sortie, il restera bien au chaud, refusant les relais pour mieux ressortir à 10 bornes de la fin et vous dire “nickel ces 120km vent de face, c’est passé tout seul !”, en vous doublant pour passer une ligne imaginaire qu’il se sera mentalement fixée. T’es un champion Marc-Philippe ! Attention : à ne surtout pas confondre avec celui ou celle qui n’ose pas s’imposer devant, ou qui ne peut tout simplement pas tenir le panache de votre coup de pédale. Elle/Lui, on lui fait des cœurs avec les mains et on l’encourage. 

*Au regard du peu de nanas que je croise et au vu de l’échantillon de cyclistes parmi lequel j’ai pu observer ces traits de caractère, le gros con se déclinera donc au masculin. Étude absolument non scientifique et subjective basée sur ma propre expérience en tant que femme cycliste. Liste non exhaustive qui vaudra sûrement un tome 2. Si vous avez croisé des gros cons et que vous avez envie de vider votre musette, je suis tout ouïe.